Chroniques d’un jeune confrère - Acte IV

Lundi, 11h30

Être indépendant en 2026, un sport extrême.

Je regarde mon téléphone : 5 sollicitations en moins de deux heures.

Les demandes s’enchaînent.

Pourtant, l’indépendance, la vraie, semble si lointaine.

Entre une fiscalité musclée et des charges brutales comme Tyson.

Derrière la vitrine LinkedIn, il y a :
– des rendez-vous à l’URSSAF,
– des rejets du fonds social de la CNBF,
– des tableaux de charge qu’on rouvre pour la 8e fois,
– des dettes qui dépassent les droits.

Et cette sensation que la vie était plus simple avant.

« Tu verras quand tu seras grand », disaient les parents au bout du rouleau.
Je crois que je commence à voir, maintenant.

Quand tout nous dépasse, on se pose les vraies questions :
– Et si je m’étais planté ?

– Et si la voie choisie n’était pas la bonne ?

– Dois-je changer de direction, de réseau, de cap ?

– Est-ce que je perds du temps ?

Heureusement, elle est toujours là.
Comme une boussole.

Un exutoire.

Un miroir.
La boxe.

Transpirer ce qu’on n’a pas pu pleurer, pas pu dire.
Faire évaporer les doutes et durcir la confiance.
Entraînement après entraînement.

Quand t’as souffert sur un ring devant des proches.
Quand t’as affronté seul tes propres démons…
De quoi peux-tu encore avoir peur ?


– D’un rejet ?
– D’une menace ?
– D’un « supérieur » méprisant ?
– D’une instabilité financière ?

Pourtant quand on croit être solide,
La réalité nous confronte.
Un bras de fer tendu.

Et toi, tu fais comment pour rester debout quand tout pousse à plier ?

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